Réforme de l’Etat: le groupe de travail du parlement flamand a bouclé ses travaux

Réforme de l’Etat: le groupe de travail du parlement flamand a bouclé ses travaux
Belga

Les partis de la majorité flamande (N-VA, CD&V et Open Vld) ont présenté une note conceptuelle à cette occasion sur les gains rapides (quick wins) qui pourraient être réalisés dans ce domaine.

«Avec cette note conceptuelle, nous recensons quelques quick wins: hiatus, pierres d’achoppement et imprécisions qui peuvent être abordées à court terme sans réforme de l’Etat. Nous nous concentrons sur les compétences où les problèmes de répartition et à l’égard des préoccupations flamandes sont les plus clairs: politique de santé, marché du travail, mobilité, énergie et politique extérieure», ont expliqué Karl Vanlouwe (N-VA), Peter Van Rompuy (CD&V) et Gwendolyn Rutten (Open Vld).

Selon la N-VA, les gains rapides pourront être obtenus de trois manières différentes: miser davantage sur l’exercice asymétrique des compétences fédérales, notamment en matière d’emploi, mettre en oeuvre correctement la répartition actuelle des compétences et actualiser les instruments actuels de coopération et de concertation. Le CD&V a pris l’exemple de la crise corona qui démontre à ses yeux que le problème n’était pas tant l’unité de commandement dans la gestion que l’unité des compétences. Quant à l’Open Vld, s’il estime que le niveau régional doit être renforcé, il juge aussi qu’un certain nombre de dossiers seraient mieux gérés à un étage supérieur.

Les Verts se déclarent partisans d’une plus grande homogénéité dans les compétences mais, à les entendre, les compétences de la Flandre doivent aussi être utilisées au maximum, comme en matière d’emploi. Une série de matières devraient également rester fédérales, comme la protection des droits et la solidarité.

Les socialistes de Vooruit ne font pas d’une réforme de l’Etat une fin en soi mais un moyen pour plus de prospérité et de bien-être. Ils s’inscrivent dans le principe d’un fédéralisme de coopération reposant sur cinq entités renforcées: le fédéral et quatre entités qui ne seraient plus des Communautés ou des Régions. Dans ce cadre, la Wallonie et la Communauté française auraient fusionné et formeraient une entité aux côtés des germanophones, de la Flandre et d’une entité bruxelloise intégrant la Région et la Commission communautaire commune. Les compétences liées à la langue comme l’enseignement, l’accueil de l’enfance et la culture seraient organisées par la Flandre et la Wallonie, les initiatives plurilingues relevant de Bruxelles.

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