Les camionneurs en quarantaine doivent pouvoir continuer à conduire, demande l’UPTR

Les camionneurs en quarantaine doivent pouvoir continuer à conduire, demande l’UPTR
AFP

L’UPTR, l’une des fédérations sectorielles de l’industrie du transport, a préconisé vendredi que les camionneurs qui ont eu un contact à haut risque fassent leur quarantaine en cabine. En d’autres termes, qu’ils puissent continuer à conduire.

L’organisation suggère cela par crainte d’une pénurie de chauffeurs due aux règles contre le coronavirus et les problèmes que cela provoquerait sur l’économie.

Crainte que les chauffeurs ne soient sans travail

L’UPTR craint que de plus en plus d’entreprises de transport ne voient leurs chauffeurs se retrouver sans travail dans la période à venir en raison des règles de quarantaine. « Nous nous attendons à ce que cela devienne un problème plus important. Certains membres nous disent que cela ne leur pose pas encore de problème, mais d’autres y sont déjà confrontés, et ils seront à court de conducteurs », prévient son porte-parole Ronald Tiebout.

Travailler durant la quarantaine devrait être possible, estime l’UPTR, car la nature de la profession et les règles corona font que les conducteurs sont « déjà en quarantaine dans la cabine de leur camion ».

Suivre des mesures préventives pour les personnes entièrement vaccinées

L’organisation vise concrètement la règle de quarantaine de 7 jours après un contact à haut risque, par exemple, au sein d’une famille, pour les personnes qui ne présentent elles-mêmes pas de symptômes. Une règle qui ne s’applique qu’aux personnes qui ont été partiellement vaccinées, c’est-à-dire qui n’ont pas encore reçu de vaccin de rappel et dont la vaccination de base remonte à trop longtemps. Les personnes entièrement vaccinées ne doivent, elles, pas être mises en quarantaine et doivent seulement suivre des mesures préventives.

L’UPTR voit pourtant des failles dans cette exigence. « L’employeur ne peut jamais être sûr que son personnel est entièrement vacciné », y relève-t-on.

Deuxième souhait, d’ailleurs, de la fédération sectorielle : que les entreprises de transport puissent connaître le statut vaccinal de leurs chauffeurs internationaux, étant donné que les règles corona varient à l’étranger. Cette demande intervient alors que, dans aucun secteur, l’employeur n’a le droit de connaître le statut vaccinal de son personnel.

La question a été transmise au Conseil national du travail, a précisé Ronald Tiebout.

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Notre sélection vidéo
Aussi en Belgique