L’UCLouvain et Saint-Louis demandent au gouvernement de permettre leur fusion

L’adoption du décret est en attente.
L’adoption du décret est en attente. - D.R.

L’UCLouvain et l’Université Saint-Louis – Bruxelles (USL-B) ont été informées en cette fin de semaine de l’absence d’accord au sein du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’adoption d’un décret consacrant leur fusion. Cette dernière a été décidée par les organes décisionnels des deux universités en 2017. Elle a été progressivement mise en œuvre, mais elle nécessite l’adoption d’un décret pour lui permettre de produire tous ses effets. Les universités expriment aujourd’hui leur incompréhension devant le refus actuel du gouvernement et lui demandent de leur permettre de fusionner en traitant avec une égale attention les différents acteurs de l’enseignement.

Selon l’UCLouvain, ce refus est incompréhensible car cette fusion permettrait une utilisation plus efficace des moyens publics alloués aux deux universités, d’améliorer le soutien aux personnels et aux étudiants et de renforcer le positionnement européen des institutions. Depuis 2016, de nombreux projets et initiatives ont été construits avec enthousiasme au sein des deux communautés universitaires.

L’absence d’accord au sein du gouvernement empêche d’apporter aux chercheurs, enseignants, personnels et étudiants des deux universités tous les bénéfices d’une fusion.

Une incitation manquante

L’UCLouvain souligne par ailleurs que le refus du gouvernement va à l’encontre des conclusions de certains rapports rédigés par des experts indépendants concernant l’enseignement supérieur à l’horizon 2030 mais également du mouvement en cours dans le monde entier et en particulier en Europe. Dans la plupart des pays, les pouvoirs publics incitent les universités à fusionner et les encouragent par des incitants financiers.

À travers cette fusion, la demande des deux universités consiste d’une part à une utilisation plus efficace des moyens publics, et d’autre part, à continuer à déployer les activités d’enseignement, de recherche et de service à la collectivité dans un cadre partagé, sans qu’aucune demande complémentaire ne soit formulée.

Elles confirment leur détermination d’obtenir le respect de leur projet commun et s’accordent pour explorer toutes les pistes permettant sa mise en œuvre. Elles demandent donc au gouvernement de donner suite à leur demande et de veiller à traiter avec une égale attention les différents acteurs de l’enseignement.

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