Mouvement de grève de la TEC: une action sauvage met à l’arrêt tout le réseau

Au dépôt de Jodoigne, aucun départ de bus depuis mercredi matin.
Au dépôt de Jodoigne, aucun départ de bus depuis mercredi matin. - BELGA

Ce mercredi, un mouvement de grève spontané perturbe fortement le réseau du TEC Brabant wallon. À l’exception des circuits de transport scolaire qui circuleront normalement, aucun bus ne circule dans la province.

L’ensemble du réseau est à l’arrêt. La faute à un manque d’effectifs pour pallier les nombreux problèmes techniques que rencontrent les bus, ce qui engendre d’autres soucis pour les conducteurs, en première ligne face aux voyageurs. Et en ces temps de virus, la situation n’est simple à gérer pour personne : « Souvenez-vous la semaine dernière. Un chauffeur s’est fait agresser à Louvain-la-Neuve », rappelle Barbara Leduc, permanente CGSLB, avant de constater : « Tous les chauffeurs ont été solidaires et ne sortiront pas les bus aujourd’hui. Et si tout le monde s’arrête dans le Brabant wallon, c’est que la situation est grave. »

Des nouveaux bus obsolètes

Au dépôt de Jodoigne par exemple, le manque d’effectifs est criant. Un seul mécanicien doit s’occuper des 42 bus de la zone. Un autre est actuellement en formation. « Il suffit d’un arrêt maladie pour qu’il n’y ait plus personne. Ils doivent être au minimum deux ou trois sur le site », poursuit Barbara Leduc.

L’état des bus pose également question. Certains véhicules ont désormais plusieurs décennies, d’autres viennent d’être inaugurés. Mais ils possèdent un point commun : les problèmes techniques. « Des pièces doivent sont solidifiées avec des colliers Colson, les rétroviseurs ont des vis qui ressortent. Dans les nouveaux bus, il n’y a parfois pas de chauffage, vous imaginez prendre le bus en hiver ! » Avec parfois d’autres soucis techniques qui entraînent des retards : « Le chauffeur doit partir et les vitres ne sont pas dégivrées. Ça cause des retards, et les premières victimes des plaintes des voyageurs, ce sont les chauffeurs. C’est un ras-le-bol général », conclut la secrétaire permanente.

Les discussions vont se poursuivre dans la journée. Les syndicats demandent des promesses concrètes, comme plus de mécaniciens et des bus conformes au cahier des charges. Si aucune solution n’est trouvée d’ici la fin de journée, le mouvement pourrait se poursuivre demain et dans les prochains jours.

C.H.

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