Coupe du monde de basket: superbe prestation des Belgian Lions face à la Serbie

Très bel exploit de l’équipe belge devant... le public montois. @News
Très bel exploit de l’équipe belge devant... le public montois. @News

Après la Lituanie sur la route de l’Euro, que la Belgique disputera en septembre, voici la Serbie sur le chemin de la Coupe du monde, que les Lions veulent découvrir dans deux ans !

Le point commun entre ces deux victoires de prestige ne se limite pas à la salle montoise qui les a accueillies. Ces exploits, tant ces deux nations cultivent le basket comme une religion, affirment l’évolution de l’équipe nationale depuis qu’elle a été forcée, il y a 3 ans, à repasser par l’antichambre européenne pour prétendre participer aux plus grands tournois. Ces résultats suivent aussi l’impulsion du coach Dario Gjergja, qui insuffle son culte viscéral de la victoire. Mais ils s’expliquent surtout par le talent, la mentalité et la cohésion d’une sélection désormais contrainte d’opérer de vrais choix tant son vivier s’est élargi et entremêle les générations, lui conférant des arguments qui légitimisent son ambition de faire partie des 12 nations européennes qui participeront à la prochaine Coupe du monde.

Cette campagne, dont la première des deux phases éliminatoires s’étale sur six fenêtres, ne faisait que commencer cette semaine. Mais les Lions l’ont lancée avec brio, en engrangeant deux succès essentiels. Après avoir confirmé jeudi à Levice que la Slovaquie était le petit Poucet « promis » à la dernière place d’un groupe de quatre qui qualifiera ses trois premiers, la Belgique a renversé la Serbie qui, elle, fait figure de favorite, même si sa victoire initiale (101-100) face à la Lettonie indique que ces deux nations se valent. « Nous visons quatre succès en six matchs », rappelle le manager Jacques Stas. « Deux contre la Slovaquie et deux autres face à des pays qui nous sont supérieurs sur papier. Autant dire que ces débuts sont très encourageants. Même si la Fiba envisage de reporter la fenêtre de février à l’été pour permettre aux sélections, qui en comptent, d’aligner leurs joueurs NBA et Euroleague. »

La Serbie n’en renseignait qu’un seul dimanche lors du dernier match de basket qui admettait du public avant mi-décembre au plus tôt. Et le pivot Petrusev a fait valoir son statut, au même titre que le « maestro » Teodosic, qui a longtemps imprimé une empreinte indélébile sur une rencontre qui échappait aux Belges, menés et souvent malmenés jusqu’à 54-63 au début du dernier quart-temps.

Une coupure d’éclairage, salutaire…

Seule la nette hausse d’intensité de leur défense entretenait encore l’espoir d’un revirement tant ils avaient stimulé la maîtrise serbe par leur précipitation et leurs errements. C’est alors qu’une coupure partielle de l’éclairage provoqua une interruption de quelques minutes qui… ralluma la flamme !

Soudain, ce n’était plus Teodosic qui crevait l’écran mais Van Rossom qui passait en revue la défense slave quand il ne trouvait pas Bako en relais pour martyriser le cercle. Cet élan fut tellement probant qu’il souleva une assistance (2.300 personnes) jusque-là sous le charme de la justesse du jeu serbe. Surtout, il renversa la dynamique d’un match conclu d’un éloquent 19-6 dans le dernier quart-temps !

« C’est fantastique de démarrer cette campagne avec une victoire comme celle-ci ! », résume Van Rossom, qui a rappelé combien il avait la carrure d’un patron après 3 ans d’absence. « Mais n’oublions pas que nous sommes encore loin d’où nous voulons arriver. »

Belgique 73

Serbie 69

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