Action de police : les audiences retardées au palais de justice de Bruxelles

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Action de police : les audiences retardées au palais de justice de Bruxelles
Belga

Depuis lundi, des policiers protestent contre la révision de l’organisation des fins de carrière et contre le blocage des négociations sur une revalorisation salariale, au travers de blocages routiers, de contrôles excessifs ou d’arrêts de travail. Les syndicats policiers ont annoncé que des actions ponctuelles de protestation seront menées durant deux mois.

Depuis lundi, de nombreux policiers protestent contre leurs conditions salariales par des actions de zèle ponctuelles, sur les axes routiers, dans le transport de détenus ou encore à l’aéroport.

Les audiences ont du retard

Plusieurs audiences du tribunal et de la cour au palais de justice de Bruxelles ont débuté avec une heure de retard vendredi matin, à la suite d’une action syndicale de policiers de la DAB (direction de la sécurisation). Une action a aussi été menée au palais de justice de Louvain.

Le palais de justice de Bruxelles, qui ouvre ses portes à 08h00, n’a pu le faire qu’une heure plus tard vendredi. En cause, les agents de la DAB, qui doivent contrôler le bâtiment et ses abords chaque jour avant l’ouverture, ont volontairement retardé leur mission.

Cette action de protestation des policiers a provoqué une longue file d’attente à l’entrée publique du bâtiment et, par conséquent, des retards aux audiences où prévenus, parties civiles et interprètes n’étaient pas à l’heure.

Les transferts des détenus ciblés

Le front commun syndical pour les services de police a aussi mené une action devant le palais de justice de Liège ciblant le transfèrement des détenus vers les différentes audiences. L’action menée au palais de justice de Liège, sous la forme d’un zèle particulier, ciblait deux points précis. À l’entrée du bâtiment, les policiers ont procédé à un contrôle des identités des justiciables et ont ralenti leur entrée dans le palais de justice, provoquant une file d’attente d’une heure.

L’action la plus importante ciblait le transfèrement des détenus vers les différentes audiences du jour. Les agents de la direction de la sécurisation (DAB) de la police fédérale, chargés des transfèrements des détenus, n’ont assuré que certains voyages vers la chambre du conseil de Liège, pour éviter la remise en liberté de certains détenus pour raison de procédure. Devant les autres chambres, les détenus n’ont pas été transférés. Les agents ont procédé à leur mission avec zèle.

« Les fourgons qui partent du palais pour effectuer les transfèrements des détenus ont été examinés avec soin pour vérifier qu’ils sont en ordre avant de quitter les garages. Pour des raisons de sécurités, les voyages se réalisent avec un nombre de détenus limité et dans le plus strict respect du code de la route. Avec, par exemple, le respect de piétons qui traversent. Les comparutions à la chambre du conseil sont assurées avec retard. L’action ne porte pas sur les éventuels voyages vers les hôpitaux pour des raisons de santé », a détaillé Fabrice Discry pour le Syndicat national du personnel de Police et de Sécurité, l’un des syndicats concernés.

Dizaine de vols retardés

Une dizaine de vols ont dû être retardés vendredi matin à Brussels Airport, indique l’aéroport. Le retard était de maximum une heure, et tout semblait revenu à la normale vers midi.

On ignore si des passagers ont raté leur vol, comme c’était arrivé plus tôt dans la semaine, mais a priori ils ont tous été attendus pour le décollage.

Après une action de zèle au contrôle des passeports pour les liaisons hors Schengen, les policiers ont mené une autre action sur les routes d’accès menant à l’aéroport. Les perturbations y ont été limitées, selon la porte-parole de Brussels Airport, Ihsane Chioua Lekhli.

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