La grippe menace de devenir «un double problème», selon Steven Van Gucht

La grippe menace de devenir «un double problème», selon Steven Van Gucht
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L’année dernière, la grippe est restée à l’écart en raison des mesures strictes et des restrictions de voyage en vigueur à l’époque. « Cette année est différente », déclare M. Van Gucht. « Les malades seront peut-être plus sévèrement atteints que les autres années. »

A l’hôpital Jan Palfijn, le coup d’envoi de la campagne de vaccination contre la grippe a été donné. « À cause du corona, les gens oublieraient que la grippe existe, une maladie qui tue aussi des gens », explique le médecin-chef Louis Ide. Chaque année, l’hôpital de Gand organise le traditionnel « prick-off » pour sensibiliser le public aux dangers de la grippe et aux avantages de la vaccination. Cette année, le virologue Steven Van Gucht recevra également son vaccin contre la grippe à Gand.

« L’année dernière, nous avons eu beaucoup de chance », déclare M. Van Gucht. « Pour la première fois de ma carrière, nous n’avons pas eu d’épidémie de grippe. Cela avait à voir avec les mesures strictes. Maintenant, c’est différent. La société est beaucoup plus libre et nous pouvons voyager. » M. Van Gucht a demandé mardi de veiller à se faire vacciner contre la grippe.

Parce qu’une épidémie de grippe serait très gênante pour le personnel de santé en ce moment. « Nous nous attendons à un double problème cette année », peut-on lire. « D’une part, il y a l’épidémie du coronavirus qui a ressurgi dans toute sa férocité. Bientôt, la grippe va très probablement arriver en tête. Classiquement, elle arrive en janvier. Mais certaines années, c’est déjà en décembre et certaines années, c’est plus tard. »

Double charge pour les hôpitaux

La gravité de la vague annuelle de grippe est difficile à estimer et le virologue estime que cette année pourrait être une épidémie majeure. « Ça pourrait venir en plus de l’épidémie de Covid-19. Cela signifie une double charge pour les hôpitaux. Il est donc deux fois plus important de se faire vacciner contre la grippe. »

L’hôpital de Gand souscrit à ce message et vise un taux de vaccination élevé. « Nous sommes vigilants, mais il n’y a pas de panique », explique Louis Ide. « En Flandre orientale, ce n’est pas si grave, mais à Anvers, l’unité de soins intensifs commence déjà à se remplir ». Cela signifie que la quatrième vague n’est pas encore terminée, malgré la campagne de vaccination.

« En dépit de quelques percées infectieuses, le vaccin corona est un très bon vaccin. Vous ne vous retrouvez pas aux soins intensifs et vous avez beaucoup moins de chances de vous retrouver à l’hôpital. » Le médecin-chef rappelle quelques autres règles qui empêchent la propagation des virus. « Comme une bonne hygiène des mains et garder ses distances. Cela aide à lutter contre la grippe, le rhume et autres. »

À l’hôpital de Gand, les visiteurs sont priés de venir seuls et de porter scrupuleusement le masque buccal. Les exceptions à la règle des visiteurs ne sont autorisées que pour les patients en phase de fin de vie.

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