3M introduit un recours au Conseil d’Etat contre la mise à l’arrêt de sa production

3M introduit un recours au Conseil d’Etat contre la mise à l’arrêt de sa production
Belga

L’administration flamande de l’Environnement et l’Agence flamande des soins de santé ont ordonné vendredi la mise à l’arrêt temporaire des processus de production de 3M responsables des rejets de PFOS, des substances chimiques considérées comme perturbateurs endocriniens. 3M n’a pas réussi à démontrer que l’entreprise n’expose pas l’environnement à des risques supplémentaires après des analyses sanguines inquiétantes à Zwijndrecht.

L’entreprise 3M a introduit un recours auprès du Conseil d’État contre ces mesures. « Celles-ci nous empêchent de servir nos clients mondiaux issus de secteurs importants, sans aucun avantage apparent pour la santé publique ou l’environnement », justifie l’entreprise.

La société souligne qu’elle a également « toujours partagé ses informations » avec les autorités compétentes concernant le rejet des eaux usées, les émissions atmosphériques, les sciences de la santé, l’écotoxicologie, les échantillonnages PFAS et l’évaluation des risques. « Et nous continuerons à le faire », a-t-elle insisté. Elle se dit par ailleurs prête à coopérer encore davantage « afin d’aider à répondre à des questions spécifiques ».

Une ancienne pollution aux PFOS a été découverte il y a quelques mois dans et autour de l’usine, à la suite de travaux d’infrastructures pour le bouclage du ring d’Anvers (liaison Oosterweel).

Une première vague d’analyses, menée dans un périmètre de 3 km autour de l’usine, avait montré qu’à peine 10 % des riverains avaient un taux de PFOS suffisamment faible pour ne pas craindre d’effets sur leur santé. Vendredi, le gouvernement flamand a décidé d’étendre ce périmètre à 5km.

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