Le gouvernement flamand offre une analyse sanguine aux riverains autour de l’usine 3M

Le gouvernement flamand offre une analyse sanguine aux riverains autour de l’usine 3M
Belga

L’analyse sanguine permettra de détecter la présence éventuelle de PFOS, substances chimiques classées comme perturbateurs endocriniens. La production de l’usine a été partiellement arrêtée.

Les frais des analyses sanguines seront facturés à 3M, selon le ministre flamand de la Santé, Wouter Beke (CD&V).

Ces décisions font suite à la découverte d’une ancienne pollution à ces substances il y a quelques mois dans et autour de l’usine, lors de travaux d’infrastructures pour le bouclage du ring d’Anvers (liaison Oosterweel).

Une première vague d’analyses, menée dans un périmètre de 3 km autour de l’usine, avait montré qu’à peine 10 % des riverains avaient un taux de PFOS suffisamment faible pour ne pas craindre d’effets sur leur santé.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement flamand a décidé d’étendre le périmètre.

Pour M. Beke (CD&V), le résultat des analyses sanguines pourrait aussi encourager les riverains à respecter les mesures de prévention (concernant les denrées alimentaires, par exemple) prises dans l’attente d’une connaissance scientifique plus approfondie (mesures dites « no-regret »). Les résultats pourraient aussi les encourager à adopter un mode de vie plus sain, vu que les polluants organiques persistants constituent un facteur de risque pour des affections cardiaques, diabétiques ou cancéreuses, a-t-il dit. Toutefois, à l’échelle du patient, un médecin ne pourra prédire d’éventuelles séquelles sanitaires sur base de l’analyse sanguine, fait observer le ministre.

L’opération devrait s’étendre sur plusieurs mois et sera phasée.

Par ailleurs, l’Agence flamande de la Santé et le Département Environnement de l’administration flamande ont ordonné à 3M de suspendre ses processus de production émetteurs de PFAS, famille de substances qui comprennent les PFOS.

L’usine avait eu mardi deux jours pour démontrer que ses émissions n’étaient plus polluantes, mais l’inspection a jugé qu’il restait trop de flou en la matière.

« Interrompre provisoirement les processus de production concernés est actuellement la seule manière de s’assurer que les risques d’exposition des riverains n’augmentent plus », a affirmé le département.

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