Procès de Bart De Pauw: «La presse cherchait un Harvey Weinstein flamand»

Procès de Bart De Pauw: «La presse cherchait un Harvey Weinstein flamand»
Photonews

Me Michaël Verhaegue a commencé sa plaidoirie en réfutant les propos tenus la veille par les parties civiles, qui avaient expliqué que M. de Pauw avait affirmé être la cible d’un complot. « Nous n’avons jamais parlé de cela. Depuis le début, nous évoquons la dynamique qui a joué dans ce dossier. C’est une affaire qui s’emballe », a-t-il expliqué. D’après l’avocat, à la suite de deux plaintes déposées à la VRT par Maaike Cafmeyer et Liesa Naert, « un train est parti » et « l’organisation a grandi », insinuant ainsi que l’affaire a été gonflée. « Cette dimension collective dans le domaine du droit pénal me fait frémir. Le droit pénal est individuel, c’est un exercice individuel. Faire cela en groupe est dangereux ».

L’avocat a estimé qu’une enquête avait été ouverte après des révélations à propos d’un « possible Harvey Weinstein flamand », en référence au producteur de cinéma américain accusé d’abus sexuels par plusieurs actrices. « La presse était à la recherche d’un Harvey Weinstein flamand. En fin de compte, Bart est le seul à avoir été impliqué dans une telle enquête. »

Toujours selon Me Verhaegue, l’emballement autour de ce dossier s’explique par cinq moments clés : la décision de la VRT de mettre fin à sa coopération avec Bart de Pauw, la première lecture du dossier qui montrait des incohérences dans les histoires des deux premières victimes déclarées, la constitution en tant que partie civile de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes, le renvoi de M. de Pauw en correctionnelle pour harcèlement et nuisance électronique et enfin, la mise sur papier des toutes premières conclusions lors de laquelle la défense est « confrontée à des victimes supplémentaires, dont elle apprend l’existence dans un article. »

« Ce dossier est devenu un dossier symbolique qui ne doit pas être perdu. Mais le méta-dossier autour du véritable dossier a pour seul but de créer un sentiment de dégoût autour de la personne de Bart De Pauw. Nous allons corriger et nuancer tout cela », a conclu le magistrat.

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