Seraing – Standard: 25 ans après, le retour du derby liégeois

Seraing – Standard: 25 ans après, le retour du derby liégeois

Le Pairay est donc « sold out », empêchant tout retardataire de s’inviter au derby. Celui que tout Liégeois a coché dans son calendrier, car il n’existait plus depuis 25 ans. Et ce n’est pas l’épisode de Croky Cup de l’an passé, sous le déluge et sans public, qui aura permis aux nostalgiques de tempérer leur impatience. Cette fois, c’est pourtant la bonne. Les Standardmen vont en découdre avec les Sérésiens en cette fin d’après-midi. Pour l’histoire du côté local.

« Si nous parvenons à battre le Standard, nous écrirons une de nos plus belles pages. Nous sommes donc chauds ». Wagane Faye harangue ses troupes, car il sait que les visiteurs sont dans le doute. En cause, une trêve internationale vécue en mode mineur avec l’absence de nombreux joueurs mais surtout parce que les Principautaires sortent d’un cinglant revers du côté de l’Union. Tiens, tiens… l’autre promu de la saison.

« Seraing est également une équipe avec de belles qualités et des individualités », avance Mbaye Leye. « Le fait que ce soit un montant ne change pas la donne, il faudra afficher la bonne mentalité pour vaincre. Comme à Zulte ou au Beerschot ». Ne pas tomber dans le piège tendu par les Métallos, en prenant conscience qu’un match débute bien à la première minute de jeu. Et en se rappelant que, sur les dix dernières années, le Standard n’a remporté que 17 de ses 31 rencontres contre les promus.

Des formations qui s’arrachent sur tout, pour la fierté, l’honneur et l’amour du blason. Des joueurs qui veulent justifier leur présence tout en haut de la hiérarchie belge. Bref, des « p’tits qui n’en veulent » comme on dit dans les buvettes… « Notre souci ne sera pas vraiment l’adversaire. Ce sera nous, et rien d’autre. Nous sommes capables de belles choses, uniquement si tout le monde tire sur la même corde. Ce n’est pas demain que nous évoluerons comme le champion mais dans ce match, je n’accepterai aucune excuse. Car c’est un derby et hors de question de le perdre ».

Pour ne pas être pointé du doigt le lendemain dans les cafés et autres restaurants. Et parce qu’un second revers de rang face à un promu ferait tache, surtout chez le voisin. « Nous avons pourtant travaillé cette semaine sans modifier nos habitudes », sourit Jordi Condom, comme si la pression était dans l’autre camp. « Je sens bien que le groupe a envie mais nous ne dérogerons pas à nos plans habituels. Nous serons prêts… »

Pour la beauté du sport et l’amour de l’histoire, nous espérons que les vingt-deux acteurs seront au rendez-vous. Pour vivre un vrai duel de frères, comme nous les aimons, avec de la sueur, des chocs et de la rage de vaincre. Et si possible, que tous prennent le temps de se plonger dans le passé, pour voir ce que le mot derby signifie vraiment…

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