Daouda Peeters explique les raisons qui l’ont poussé à signer au Standard

Daouda Peeters explique les raisons qui l’ont poussé à signer au Standard

S’il avoue n’avoir aucun regret à ne pas avoir percé à la Juventus, l’histoire retiendra que Daouda Peeters a été le premier joueur belge à évoluer pour le grand club turinois. Quatorze minutes exactement, le 29 juillet 2020 à Calgliari, dans un match sans enjeu puisque la Juve venait de décrocher son 36e titre de champion d’Italie. Quatorze minutes, c’est aussi ce que le Belgo-Guinéen a disputé vendredi dernier face à Ostende, pour fêter sa joyeuse entrée à Sclessin, avec le retour du public en prime. « On en a parlé avec Hamza (Rafia) après la rencontre, c’était pour nous quelque chose de nouveau », dit-il. « Car si j’avais pris place sur le banc six ou sept fois la saison dernière (huit fois exactement), c’était dans des matches à huis clos. Ici, c’était un sentiment incroyable… »

Ambitieux, Daouda Peeters sait que son profil peut l’autoriser à revendiquer, très vite, une place de titulaire devant la défense. Dès samedi soir à l’Union Saint-Gilloise, où son calme et sa présence physique pourraient soulager un entrejeu qui aura fort à faire. « C’est le coach qui décidera », dit-il diplomatiquement. « Rien ne sera simple tant il y a beaucoup de qualités dans ce groupe ». Mais pas un profil comme le sien, avec du muscle et une puissance athlétique qui seront précieux lorsqu’il faudra aller au combat et se montrer plus dur dans les duels. « Mes deux années à la Juventus, où j’ai eu la chance de m’entraîner quotidiennement avec l’équipe première et de disputer les matches avec la deuxième équipe, m’ont permis d’apprendre beaucoup sur le plan tactique, ce qui est la marque de fabrique du football italien, et de prendre de l’expérience. Au contact notamment ce Miralem Pjanic, avec qui j’ai beaucoup parlé et qui m’a donné pas mal de conseils pour mieux lire le jeu ».

Mais à 22 ans, il était temps pour l’ancien international espoir de passer à autre chose, de confronter son potentiel aux réalités d’un football de division 1. « J’avais des autres propositions », confie-t-il. « Ce qui a fait la différence, c’est le projet du Standard, notamment articulé autour des jeunes joueurs et de la grinta que chacun doit avoir, et l’ambiance qui règne à Sclessin ». « Peeters était aussi suivi par Fuenlabrada, un club de D2 espagnole », apprend Mirko Di Natale, journaliste pour le site TuttoJuve, dédié à l’actualité du club piémontais. « Mais la Juventus cherchait un club de plus haut niveau susceptible de permettre à Daouda mais aussi à Hamza Rafia de pouvoir se développer. D’où ce deal passé avec le Standard, qui satisfaisait à la demande… »

Un deal entériné sous forme de prêt avec option d’achat, ce qui signifie que l’avenir de Daouda Peeters, passé du FC Bruges à la Sampdoria à l’été 2018 avant d’atterrir à Turin six mois plus tard, se décidera en fin de saison. « Je ne pense pas à ça, mais seulement au Standard où je suis très content d’être », lâche-t-il. « Je veux donner le maximum pour ce club ». Et peut-être se rapprocher des Diables rouges, après avoir évolué dans toutes les équipes d’âge, des U16 aux Espoirs. « C’est toujours dans un coin de ma tête, mais je ne veux pas non plus y penser. Ce qui m’intéresse pour l’instant, c’est de réussir quelque chose avec le Standard ».

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