Intempéries: la colère gronde au sein de certaines zones de secours

Intempéries: la colère gronde au sein de certaines zones de secours
Photonews

Le syndicat rappelle que la réforme de la protection civile élaborée en 2017 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Jan Jambon (N-VA), et instaurée en 2019 a supprimé quatre des six casernes de la protection civile et 694 postes d’agents professionnels et volontaires. Seules les casernes de Brasschaat (province d’Anvers) et de Crisnée (province de Liège) ont été conservées avec 645 véhicules.

Au mois de juin, le SPF Intérieur a confirmé que 20% des zones ne disposent pas d’une analyse des risques ou de schéma d’organisations opérationnelles, poursuit le SLFP Zones de secours. «Sans analyse des risques mise fréquemment à jour, comment connaître les risques présents sur la zone, posséder le matériel et le personnel adéquats pour les prévenir et y faire face ?», interroge Eric Labourdette, dirigeant responsable SLFP.

Le syndicat plaide pour une analyse des risques récurrents et ponctuels, tels que les violentes intempéries qui se sont abattues dès mardi et jusqu’en fin de semaine sur la Belgique, provoquant la crue de nombreux cours d’eau et des inondations dévastatrices. «Outre une description du territoire, cette analyse doit toujours comporter un inventaire et une évaluation des risques sur le territoire de la zone de secours», explique-t-il.

«L’heure n’est pas à la polémique», ajoute M. Labourdette. «Il faudra encore travailler sur le terrain pendant des semaines ou des mois mais dès ce travail terminé, il faudra répondre aux nombreuses questions des agents opérationnels des zones de secours. Il est grand temps pour le gouvernement d’écouter les véritables spécialistes en la matière. Nous ne demandons qu’à être écoutés ! Il faudra également avoir le courage politique pour avouer que de mauvaises décisions ont été, parfois, prises par le passé. La pandémie et ces inondations ont démontré notre incapacité à faire face à des évènements d’une telle ampleur», déplore-t-il encore. Et de conclure : «nous ne pouvons pas rester sans réactions face à la colère de nos agents.»

Lors d’inondations, la protection civile est chargée du colmatage et du renforcement de digues artificielles, du pompage de haute capacité, et en cas de débordement de cours d’eau, elle est chargée de l’évacuation de la population par bateau, de la distribution et du placement des sacs de sable et d’autres moyens de protection, ainsi que de la distribution de vivres et d’eau potable.

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