Les casseurs et le bon prétexte du «malaise des jeunes»

Editorial
Les casseurs et le bon prétexte du «malaise des jeunes»

La manifestation « Black lives matter » a eu bon dos et n’a finalement servi que de prétexte aux casseurs pour se rassembler et commettre leurs méfaits. Des jeunes venant d’un peu partout venus crier leur malaise et l’injustice qu’ils ressentent au quotidien, disent-ils… Nous refusons justement de stigmatiser « les jeunes », de les tenir pour responsables de ce chaos. Non. Les jeunes Liégeois, ce n’est pas ça. Liège, ce n’est pas ça. C’est pourquoi nous devons nommer les choses, avec courage et honnêteté. Il n’y a aucune excuse à chercher, aucune explication à trouver à ces groupes de 2 à 300 jeunes aux comportements de racailles dont le seul leitmotiv était de saccager, de piller, de « casser du flic ».

De belles âmes bien-pensantes se sont offusquées de ces termes, se faisant les porte-drapeaux d’une morale déconnectée de la réalité et du ressenti de nos policiers, de nos commerçants et de tous les Liégeois dont le cœur s’est fendu au regard des scènes qui ont frappé la Cité ardente.

Désormais, il appartiendra à la justice de faire son travail. De manière efficace et rapide, pour ne pas laisser ces événements sans réponse.

Soyons clairs, par contre. Autant les agissements de ces casseurs sont inqualifiables, autant les propos aux relents racistes qui ont déferlé dans la foulée sur les réseaux sociaux sont indignes. Pour ça aussi, c‘est « no pasaran ». Qu’il n’y ait aucun doute là-dessus.

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