Tennis de table: 50 ans pour le Trèfle Lens-Herchies, désormais royal!

Les deux meilleures formations du club s’expriment en D3 provinciale.
Les deux meilleures formations du club s’expriment en D3 provinciale. - D.R.

« Nous avons obtenu le titre de royal le 7 juin 2020 », confie Jean-Claude Vilain, le président. « C’est une satisfaction personnelle car je suis le dernier fondateur encore actif. J’ai créé le club en 1970 avec Jean-Marie Sergeant, Émile Carlier et Michel François, trois autres joueurs lensois. » L’association a commencé sur la place de Lens avant de voyager dans plusieurs salles. Aujourd’hui, ses affiliés s’expriment dans les gymnases des écoles communales de Lens et d’Herchies.

Comme son nom l’indique, le club a connu des fusions au cours de son histoire. « Nous avions uni nos forces avec Vaudignies. Nous avions récupéré plusieurs joueurs alors que l‘association était sur le point de disparaître. Nous avons réinstauré l’appellation de Trèfle Lensois quand tous les pongistes de Vaudignies ont quitté nos couleurs. La fusion avec Herchies date de 2014. Les clubs voulaient s’unir. Les Herciniens étaient en manque de joueurs et nous, nous avions perdu Yvan Boitquin, notre principal atout. Il évolue aujourd’hui en N1 à Basècles. Les Herciniens étaient ravis d’accueillir un comité bien structuré. »

« Nous ne ferons jamais venir des mercenaires »

Le Trèfle Lens-Herchies se porte bien avec une cinquantaine de pongistes dans ses rangs. Ses deux meilleures formations s’illustrent en D3. « Nous avons en plus six équipes en D5 et deux en D6. Nous sommes aussi classés en D2 chez les dames. Nous aimerions bien faire monter l’une de nos deux principales formations en D2, même si le risque de redescendre aussi vite est présent. Personne n’est payé chez nous et nous ne ferons jamais venir des mercenaires dans le but d’améliorer nos performances. Nous voudrions aussi que l’une de nos équipes de D5 gravisse un échelon afin d’avoir un représentant à chaque étage. »

Les dirigeants de l’association attendent désormais les nouvelles au sujet de la suite du championnat. Le club est à l’arrêt complet même si les moins de 13 ans ont la possibilité de s’entraîner. « Nous ne pouvons pas nous rendre dans les salles car les deux communes l’interdisent », dit Jean-Claude Vilain. « Elles veulent éviter un maximum les risques contaminations vu que nous jouons dans des établissements scolaires. Nous nous plions à leurs exigences sans rechigner car nous n’avons pas de quoi nous plaindre. »

Grégory Lefrancq

La journée pétanque: incontournable

Les dirigeants du Trèfle Herchies-Lens avaient bien évidemment l’intention de marquer le coup pour célébrer le cinquantenaire du club. « Nous avions prévu d’organiser une exposition retraçant les souvenirs et les anecdotes de l’association », commente Jean-Claude Vilain, le président. « Nous avions fait la même chose pour les 40 ans. Nous espérons pouvoir replanifier cette fête dans le courant de l’année. Ce genre d’occasion est trop rare pour ne pas en profiter. Pour la petite histoire, nous avions inséré une pointe d’humour dans le discours dédié à cet anniversaire en disant que nous avons attendu 50 ans comme Delphine Boël pour avoir le titre royal. »

Le temps passe, mais les traditions perdurent au Trèfle Herchies-Lens. La journée de pétanque est devenue une institution dans le club. « Nous avons l’habitude de la programmer le lendemain de la première journée de championnat. Cet événement réunit les joueurs de l’association et les proches. Tout le monde y est à chaque fois enthousiaste. »

G.L.

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