Mouscron-Zwevelgem: L’Envie décroche son étoile au Michelin

Mouscron-Zwevelgem: L’Envie décroche son étoile au Michelin
L’Envie

Le restaurant L’Envie n’a jamais aussi bien porté son nom. Cette envie de décrocher une étoile, David Grosdent la caressait depuis l’ouverture de son restaurant il y a cinq ans. C’est désormais chose faite. Sa cuisine, qu’il aime définir comme personnelle et singulière, a gagné les faveurs de l’illustre guide Michelin. Une « consécration » pour le jeune chef et sa femme Inès qui cultivent ensemble un amour sincère pour les produits du terroir.

Le Gault&Millau en novembre, et maintenant le guide Michelin, tout s’enchaîne pour vous en ce moment.

C’est une consécration. Inès et moi, on a travaillé dur pour ça. C’est une reconnaissance professionnelle. Pour nous, cette étoile, c’est l’accomplissement du travail bien fait. Mais c’est aussi une récompense pour tous les fournisseurs avec qui nous travaillons et sans qui cela n’aurait pas été possible. Nous avons la chance de travailler avec des artisans avec qui l’on partage l’amour des bons produits du terroir, et c’est cet amour que l’on retrouve dans nos plats.

Pensez-vous que c’est votre amour des bons produits qui a séduit le guide Michelin ?

C’est ça qui me différencie en tout cas. Je veux faire une cuisine qui me ressemble en travaillant avec des producteurs locaux comme Le Pigeonnaux des Collines à St-Sauveur. Je cuisine avec des légumes de saison qui proviennent de mon potager. Je veux que ma cuisine soit simple mais qu’elle ait du goût. Pour moi, ça ne sert à rien de multiplier les produits dans l’assiette, il faut que chaque aliment apporte quelque chose, sinon ça ne sert à rien de le mettre. C’est pour ça que je ne travaille que trois ingrédients maximum par plat. Il faut une cohérence entre chaque mets pour que cela fonctionne.

Vous vous y attendiez à cette étoile ?

On ne s’y attend jamais ! Mais quelque part, on a tout fait pour la décrocher. L’année dernière je sentais qu’on pouvait l’avoir mais nous sommes passés à côté. Je ne me suis pas mis de frein pour autant, j’ai continué à travailler et à m’investir dans ma cuisine à 100 %, Inès, elle, s’est donnée à 150 %. Nous avons tous les deux été formés dans un étoilé (Le Mylord NDLR), c’était un rêve de travailler dans notre propre restaurant étoilé.

Qu’est ce qui a changé depuis l’année dernière ?

Inès et moi avons beaucoup travaillé pour trouver notre identité. Cette étoile, elle la voulait au

tant que moi. Pendant le confinement, je me suis rapproché de mon potager, j’ai continué à travailler mes légumes, à les associer. Inès a un véritable talent en salle, elle explique aussi bien les plats que je les interprète. Nous sommes fusionnels tous les deux.

Comment définiriez-vous votre cuisine ?

C’est une cuisine du terroir. D’émotion. D’intuition. C’est surtout une cuisine de goût et de saison. Je ne cherche pas à travailler uniquement avec des produits nobles. Au contraire, la difficulté c’est de savoir sublimer les aliments simples. J’essaie de faire en sorte que ma cuisine ait du caractère en cuisinant avec des produits de la région. Finalement, je dirais que c’est une cuisine classique, authentique, simple, dans laquelle je me retrouve.

Qu’est ce que vous attendez de cette étoile ?

Rien de plus. Nous allons continuer à travailler de la même manière et ce n’est pas parce que nous avons gagné une étoile que nous allons augmenter nos prix ! Nous avons surtout hâte de retrouver nos clients, nos fidèles qui eux aussi ont cru en nous pour célébrer ça avec eux. En attendant, nous sommes toujours ouverts en « take away ». Nous proposons un menu en 4 services (à 59 euros par personne, NDLR) du vendredi au dimanche, ça nous permet de continuer à partager notre cuisine, même si bien sûr, nous préférons le contact avec le client qui nous apporte beaucoup.

Propos recueillis par Chloé WYREMBLEWSKI

Réservations par mail, téléphone ou directement sur le site Internet. www.lenvie-restaurant.be/fr/home

Des plats signature et des accords osés

Des plats signature et des accords osés

Lui-même le dit, la cuisine, « ce n’est pas seulement utiliser des produits nobles et maîtriser les cuissons ». C’est aussi célébrer des mariages heureux entre les saveurs. Avec sa langoustine au pied de porc notamment, qui a fait sa renommée, sa crêpe normande et son tout récent pigeon des Collines au chocolat, David Grosdent signe des plats d’exception qui invitent nos papilles à l’inconnue.

Un parcoursculinaire sans faute

Un parcoursculinaire sans faute
L’Envie

Celui qui officie derrière les fourneaux de son restaurant étoilé a appris la cuisine à l’école Notre-Dame Heusy à Verviers. Fort d’un talent certain pour la cuisine gastronomique, David Grosdent est passé par de prestigieuses adresses à l’instar du Barbizon, l’écailler du Palais Royal, le Manoir de Lebioles, le château Mylord ou encore l’Art Club d’Yves Mattagne. « Avec mon épouse, rencontrée au château Mylord, on a cherché un endroit où ouvrir notre propre restaurant. C’est pour ça que j’ai quitté ma région d’origine pour m’installer à Sint-Denijs voici cinq ans », explique David Grosdent. Sa cuisine qui fait la part belle aux produits du terroir a su séduire les palais les plus exigeants. Celui du Guide Michelin bien sûr, mais également celui du Gault&Millau qui lui a décerné en novembre dernier le prix très honorifique de « Jeune Chef de l’année ». De quoi renforcer un peu plus les attentes des fins gourmets. « Désormais, je sais qu’on va m’attendre au tournant à la réouverture. Il faudra travailler encore plus dur afin de ne pas décevoir notre clientèle fidèle mais aussi les nouveaux ».

La Wallonie picarde conserve ses étoiles

Le Château du Mylord, incontournable restaurant de Wapi, avec ses deux étoiles Michelin, et son 17/20 au Gault-Millau 2013



J.K
Le Château du Mylord, incontournable restaurant de Wapi, avec ses deux étoiles Michelin, et son 17/20 au Gault-Millau 2013 J.K - Archives.

Ce lundi, le guide Michelin a dévoilé les noms des établissements primés pour cette nouvelle année 2021. Un moment à la fois attendu et redouté par les restaurateurs qui jouent leur réputation à travers la plume impitoyable des inspecteurs.

Pas de quoi impressionner la Wallonie picarde ! Cette année encore, la région entend bien prouver qu’elle est une terre de gastronomes et conforte sa place au classement.

En effet, rien ne change pour nos restaurateurs. Le Château du Mylord à Ellezelles conserve ses deux étoiles. L’adresse, ô combien prestigieuse, fait des émules. En témoignent David Grosdent et sa femme, formés dans l’établissement.

L’Impératif à Roucourt se maintient également avec une jolie étoile à son palmarès

Les Bib Gourmands

Trois restaurants de la région figurent dans la liste des Bib Gourmands, récompensant les restaurateurs qui proposent une cuisine branchée, créative et de belle facture, tout en conservant un prix intéressant. Parmi cette sélection : Au petit Château à Mouscron, Gaston Vouzote à Dottignies et Sel et Poivre à Hollain.

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