Football: le Framerisois Pol Lambert, ex-Bosquètia et Anderlecht, nous a quittés

C’est surtout à Frameries qu’il s’était fait un nom. Comme boucher, d’abord. Il avait repris l’établissement de son père Francis, par ailleurs un des fondateurs du Bosquètia en 1938 et capitaine de la toute première équipe. Comme joueur de football, ensuite. Forcément inscrit au Bosquètia, Pol y a fait ses classes avant d’être repéré par Anderlecht. « Et il était bien parti pour réaliser une belle carrière », témoigne Claude Godart, l’actuel CQ du SB Frameries. « Une grave blessure a cependant ruiné ses espoirs. Pol m’avait raconté les circonstances de son « accident ». Attaquant, il avait réussi à dribbler le gardien et n’avait plus qu’à marquer. C’était compter sans le retour du nº1 adverse, qui agrippa Pol par les deux jambes. Il s’en était sorti avec des fractures multiples. Par après, il s’était concentré sur le Bosquètia, dont il défendit les couleurs en Promotion, fin des années 60, début 70. Il occupa aussi les postes de directeur technique et président des jeunes ».

À Cuesmes également

Pol Lambert a compté pour Claude Godart : « C’est lui qui est venu me chercher, chez moi, pour que je m’inscrive. J’avais 16 ans et je jouais uniquement à l’école, avec les copains, parce que ma mère ne voulait pas trop que je pratique ce sport. J’ai donc commencé en juniors au Bosquètia. Mes entraîneurs étaient alors Pol Lambert et Guy Verbist, lequel coachait en même temps l’Albert en D3. Pol, lui, avait également en charge les scolaires montois. C’est donc lui qui m’a réellement lancé. Je me souviens qu’il nous emmenait dans sa grosse voiture pour effectuer les déplacements. Nous étions parfois six, et même un peu plus, dans le véhicule (rires) ».

Dans les années 90, Pol Lambert a fait une infidélité au Bosquètia pour rejoindre son ami Vivian Zanders, alors président de Cuesmes. « Lui boucher, moi traiteur, nous faisions affaire ensemble », rappelle Vivian. C’est ainsi que les deux hommes, qui avaient la passion commune du football, ont appris à se connaître. « Popol, comme je le surnommais, a intégré le comité du club comme administrateur », confie Vivian. « Il faisait aussi office de conseiller technique, une attribution qu’il appréciait. À ce titre, il intervenait quand il fallait choisir un entraîneur. Il savait de quoi il parlait et a été d’un grand apport pour l’Alliance durant ses années chez nous. Ce n’est pas pour rien s’il s’est longtemps occupé de la prospection également ».

Le journal La Province présente ses condoléances à la famille de Pol Lambert.

F.Mi.

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