Les larmes d’émotion de la princesse Delphine (vidéos)

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Les larmes d’émotion de la princesse Delphine (vidéos)

Franchement, en posant la question sur le soutien de son mari dans son combat mené contre son père, on ne s’attendait pas à voir Delphine fondre en larmes. On sent que ces sept années, comme le rappelle son avocat Marc Uyttendaele, ont été longues « surtout quand on a mal ». « Oui, tout comme mes avocats, il fait absolument partie de l’équipe », confie la – désormais – princesse Delphine de Saxe Cobourg. « Il a été une très grande épaule, c’est lui qui prenait les coups, les frustrations. Il est resté très… (…) Je deviens émotionnelle, maintenant ! Zut, alors ! » Elle s’interrompt et laisse couler des larmes. « Il est resté très en arrière… ».

Suit un long silence, « Ça, c’est LA photo », dit-elle en regardant, un peu gênée, son avocat qui la rassure. « Ce n’est pas grave », lui murmure-t-il. « Je ne m’attendais pas à craquer », s’excuse l’artiste en nous regardant. Se tenant debout à l’arrière de l’auditoire 1302 du bâtiment H de l’ULB, Jim O’Hare, son mari américano-irlandais la rejoint furtivement. Il lui présente un mouchoir avant de repartir à pas feutrés.

Delphine et sa famille, n’en déplaise à leurs détracteurs, sont des gens normaux. Elle l’a rappelé ce lundi. Elle voulait s’adresser à la presse car, pendant ces sept années, ce sont ses avocats qui ont pris la parole. « Pendant tout ce temps, on a toujours essayé de continuer à rire. Pas de moi mais de notre situation, de la rendre un peu plus légère. Moi, les enfants et surtout Jim, on ne s’est jamais pris au sérieux ».

Elle l’avoue, elle a eu des fameux coups de blues. « Car, comme je suis quelqu’un de normal, je trouvais cela anormal de devoir me défendre devant les tribunaux ».

Ses enfants « ne comprennent pas »

Ce n’est pas, rappelle-t-elle, l’argent qui l’a motivée dans cette incroyable lutte mais ses enfants qui ont le droit, comme tous les autres enfants, d’avoir un grand-père maternel. « Ils ont été un énorme soutien. Ils sont très fiers de voir que leur maman ne s’est pas laissé faire. Oscar et Joséphine sont heureux car leur mère est heureuse ». Même si… « Même s’ils ne comprennent pas la manière de se comporter ». Elle parle évidemment d’Albert, sans le citer. « Je ne sais pas comment leur expliquer, comment accepter cette attitude de rejet, de non-communication. S’il en avait communiqué les raisons, à moi ou à mes enfants, on le comprendrait (…) Il va toujours rester un doute. Qu’est-ce qui s’est passé ? Quelles sont ses raisons ? Aujourd’hui, je suis apaisée mais, c’est vrai, cela aurait été un beau geste de sa part ». Si Albert lui avait parlé et répondu, ce qu’il n’a pas daigné faire.

Le matin, sur les ondes de la RTBF, elle avait avoué qu’il lui faudrait sans doute du temps pour pardonner à l’ancien roi. Ses enfants vont-ils lui écrire ? « Ils l’ont déjà fait, avant, mais je leur disais qu’ils n’auraient pas de réponse. Je ne veux pas les décevoir, on continue notre vie. » S’attend-elle à une réaction de sa (nouvelle) famille ? « Je ne leur demande rien », répond-elle. « Si on m’invite un jour pour la Fête du Roi J’irai volontiers à condition que ce soit leur souhait et pas une obligation de le faire. »

« Je reste ici »

À celui dont elle sait qu’il est son père depuis l’âge de dix-sept ans, elle souhaite « beaucoup de bonheur et la santé ». Son avenir, elle le voit toujours en Belgique. « Quand Joséphine est passée de primaire en secondaire, je me suis demandé pourquoi ne pas aller en Angleterre. Cela ne s’est pas mis et j’en suis très contente. Je reste ici ! »

Son avocat explique

Marc Uyttendaele a précisé hier le nouveau nom de sa cliente que sa carte d’identité mentionnera bientôt. « La Constitution consacre l’existence du nom de famille ‘de Saxe Cobourg’. Mais pas Gotha ». « Je ne demanderai certainement pas qu’on m’appelle princesse », assure Delphine qui continuera à signer ses œuvres de son prénom. « Mais alors, pourquoi avoir demandé le titre malgré tout ? », lui demande-t-on. Elle revient sur l’attitude de son père. « J’étais sûre que l’ADN nous donnerait raison. Dès que cela a été le cas, je m’attendais à ce qu’il réagisse enfin, qu’il vienne me parler. On serait arrivés à un accord. Pas financier, je le répète, mais on aurait pu parler de tout et du ‘pourquoi ?’. Au lieu de cela, son avocat a expliqué qu’il n’avait jamais pensé que j’étais sa fille, qu’il n’avait jamais eu d’émotion pour moi. J’ai pris cela comme si on m’assénait un coup de couteau dans le dos. Je l’avais toujours protégé depuis que j’ai su qu’il était mon père, à l’âge de dix-sept ans. J’ai décidé que cela devait arrêter et que je devais être considérée de la même manière que ses autres enfants. »

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