Port du masque, baromètre, nouvelle bulle: voici les mesures prises par le CNS

Port du masque, baromètre, nouvelle bulle: voici les mesures prises par le CNS

L’intention affichée par les autorités était d’édicter des règles sanitaires valables sur le long terme. Il y a un mois, la Première ministre, Sophie Wilmès, avait expliqué qu’il faudrait désormais passer de la « gestion de crise » à la « gestion des risques ». Un mot d’ordre : la responsabilisation des citoyens.

Les mesures :

Après avoir fait le point sur la situation sanitaire, Sophie Wilmès a rappelé les 6 règles d’or. Il s’agit :

De respecter les règles d’hygiène ;

De pratiquer ses activités de préférence à l’extérieur ;

De penser aux personnes vulnérables ;

De garder ses distances (1m50) ;

De limiter ses contacts rapprochés ;

De suivre les règles sur les rassemblements.

> CONTACTS SOCIAUX

Concernant les contacts sociaux, les citoyens peuvent voir toutes les personnes qu’ils souhaitent à condition de garder leurs distances à tout moment et, si ce n’est pas possible, de porter un masque. Dans tous les cas, les citoyens ne peuvent pas voir plus de 10 personnes au même endroit, au même moment (enfants non compris). Cette règle persiste. « Eviter tout contact rapproché avec tout le monde, à tout moment, ce n’est pas simple. »

Les contacts rapprochés avec une personne ne faisant pas partie de son foyer, pendant plus de 15 minutes et sans distance d’1m50 et sans masque doivent être limités le plus possible. Étant donné que des études démontrent qu’une majorité de citoyens ont besoin d’une référence chiffrée, les experts conseillent à chacun de ne pas avoir à ce stade de contacts rapprochés avec plus de 5 personnes (hors foyer) par mois.

Il faut toujours limiter ses contacts rapprochés. Les experts proposent un point de référence qui varie entre 1 et 5, en fonction de la situation sanitaire. « Pour l’instant, les experts conseillent à chacun de ne pas avoir de contacts rapprochés avec plus de 5 personnes, hors foyer, par mois. » Il s’agit de personnes que vous pouvez enlacer, avec qui vous pouvez manger ou boire un verre en étant proche l’un de l’autre. Les personnes avec qui vous ne maintenez pas de distances de sécurité. Il s’agit donc bien d’un choix individuel de 5 personnes (pour un mois).

« Et puisque ce n’est pas obligation, cela induit que vous faites le choix de ces 5 personnes en votre âme et conscience ». « Si chacun participe à l’effort – même de manière adaptée – nous pourrons continuer à mener nos vies sociales en maximisant nos chances de rester en bonne santé mais aussi en maximisant nos chances d’éviter de devoir reprendre des mesures drastiques. ».

« Voyez qui vous voulez en respectant les distances de sécurité, et évitez autant que possible les contacts rapprochés », résume Sophie Wilmès.

> MASQUE

« Les masques sont devenus un objet de notre quotidien et ils font toujours l’objet de beaucoup d’attention. Le port du masque est important dans la gestion de l’épidémie », a commencé la Première ministre.

Concernant le port du masque, il reste obligatoire quand les distances de sécurité ne peuvent pas être garanties. Néanmoins, comme il est inutile de l’imposer partout tout le temps, à partir du 1er octobre, il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l’extérieur, sauf dans les lieux très fréquentés et dans les endroits où la distance de sécurité de 1,5 mètre ne peut être garantie (ces lieux sont déterminés par les autorités locales). Le masque reste cependant obligatoire dans les lieux couverts bien déterminés comme dans les transports en commun, les magasins ou les cinémas par exemple ; peu importe leur niveau de fréquentation.

Il sera demandé aux autorités locales d’aller dans le sens du CNS à ce sujet-là.

> RASSEMBLEMENTS

Si vous organisez vous-même un événement, le nombre d’invités est limité à un maximum de 10 personnes (enfants non compris). « Cela vaut également pour les rassemblements dans la rue. »

Par contre, les événements organisés par des professionnels, sous couvert du respect des règles de l’Horeca et des protocoles, n’auront pas de limite quant au nombre d’invités mais devront maintenir dix personnes par table au maximum. Danser ne sera toujours pas permis à ce stade.

Concernant les événements avec des audiences, les règles en vigueur (limite de 200 personnes à l’intérieur et 400 personnes en extérieur) restent d’application jusqu’à ce que les protocoles soient ajustés. D’ici là, tous les protocoles (sports, culture, éducation, etc.) resteront en vigueur. « Ces règles seront donc ajustées dans un proche avenir. C’est pourquoi nous avons demandé à Celeval de travailler avec les ministres compétents et les différents secteurs pour réviser ces règles. L’objectif est de donner stabilité et prévisibilité à tous les secteurs, mais aussi de donner à ces secteurs la capacité de se redresser, tout en continuant à protéger la santé publique. »

> BAROMETRE DE L’EPIDEMIE

« Les experts du Celeval travaillent aussi sur un baromètre de l’épidémie qui va être implémenté progressivement dans notre pays, au niveau national, régional mais aussi provincial », indique Sophie Wilmès. « Il doit encore être affiné. Ce baromètre fonctionnera selon un principe de paliers. »

En clair, plus la situation s’aggrave, plus des mesures de restriction doivent être prises. Il se basera principalement, mais pas seulement, sur l’évolution du nombre d’hospitalisations. L’objectif est d’aboutir en Comité de concertation dans deux semaines.

« Les autorités, les professionnels et les citoyens pourront ainsi mieux appréhender l’évolution de l’épidémie. Ce baromètre sera d’ailleurs repris comme référence dans les conférences de presse du Centre de crise qui ont lieu 3x par semaine ».

> QUARANTAINE DE 7 JOURS

« Si vous présentez des symptômes du Covid-19, vous prenez contact avec votre médecin qui vous vous isolez immédiatement pour 7 jours. Et vous devrez passer un test le plus rapidement possible. » Si le test est positif : la quarantaine continue. Si le test est négatif : dès que votre situation clinique le permet, vous pouvez sortir de quarantaine.

Si vous n’avez pas de symptômes mais que vous avez eu un contact rapproché avec une personne positive : dès que vous l’apprenez ou que vous êtes contacté par le contact-tracing, vous devez vous mettre immédiatement en quarantaine pendant 7 jours, à compter du dernier jour où vous avez eu contact rapproché avec la personne contaminée. Il est important de seulement vous mettre en quarantaine quand vous avez eu un contact rapproché avec la personne positive. Ensuite, vous prenez un rendez-vous pour passer un test unique au 5e jour. Si ce test est positif : votre quarantaine est reconduite de 7 jours et si ce test est négatif : vous ne devez plus être en quarantaine après le 7e jour.

« Ces règles démontrent bien que garder ses distances est un impératif pour éviter la quarantaine inutile, si vous n’avez pas de symptômes », dit encore Sophie Wilmès.

> VOYAGES

La quarantaine concerne actuellement aussi les voyageurs reviennent de « zones orange » et de « zones rouges ». Comme cela avait été annoncé, à partir de vendredi, se rendre dans ces différentes zones sera fortement déconseillé, et non plus interdit afin d’établir des règles harmonisées avec le reste des pays européens.

Dès lors, les obligations de test et de quarantaine s’adapteront également : les « zones orange » ne feront plus l’objet d’un testing, et pour les voyageurs qui reviennent d’une « zone rouge », ils devront se mettre en quarantaine dès le premier jour de leur retour – durant 7 jours – et faire un test au jour 5. « Ils pourront se soustraite à cette obligation s’ils remplissent un document d’auto-évaluation qui, après analyse, les autorise à le faire. »

Ces consignes ne concernent pas les personnes qui passent moins de 48h dans une « zone rouge », comme dans le cas des transfrontaliers par exemple.

> TESTING

Plusieurs décisions ont été prises ce mercredi, notamment en ce qui concerne les tests. Car, comme l’a signalé Sophie Wilmès lors de la conférence de presse, l’arrivée de l’automne puis de l’hiver, risquent de créer des difficultés pour les familles, engorger la médecine généraliste et, au final, entraîner une demande très forte de testing.

Ce sujet est donc d’une importance cruciale pour la lutte contre le coronavirus. Pour l’heure, la Première ministre a souligné des chiffres « positifs » depuis le début de la crise : plus de 2 millions de tests ont déjà été réalisés et la moyenne actuelle est de 250.000 tests par semaine. Mais l’objectif, pour faire notamment à la saison de la grippe, est d’arriver à une capacité de 70.000 à 90.000 tests par jour.

Pour que cet objectif devienne une réalité, les autorités savent également qu’il faut alléger la pression sur les professionnels du terrain, actuellement débordée face aux nombreuses demandes de patients inquiets. Dans cette optique, une série de décisions ont été prises par le CNS :

– L’augmentation de la capacité de testing des centres de tri existants et en instaurant de nouveaux points de dépistage.

– La création d’un call-center qui permettra de concentrer toutes les demandes vers un seul point d’information et soulager les médecins généralistes ;

– La mise en place d’une plateforme de rendez-vous pour dispatcher les demandes à travers les centres disponibles.

– L’allégement des charges administratives des médecins en permettant à plus de professionnels de fournir un code pour le testing ;

– Ou encore favoriser l’obtention directement par les patients des résultats des tests effectués sur internet, notamment via le système Cozo ou masanté.be.

Les autorités sont également conscientes d’augmenter la rapidité de la communication des résultats de tests auprès des patients.

> TRACING et APPLICATION MOBILE

A propos du tracing, l’application mobile Coronalert sera lancée le 30 septembre. À la fin de ce mois, une conférence de presse sera organisée avec toutes les informations concernant l’application.

> MAGASINS

L’obligation de faire ses courses seul ou uniquement avec une autre personne est abandonnée, à l’issue de la nouvelle réunion du Conseil national de sécurité de mercredi. « Il n’y a désormais plus de limite quant au nombre de personnes et au temps imparti pour faire ses courses », du moment qu’on respecte la distance de sécurité entre chacun ainsi que l’obligation de port du masque dans les magasins, détaille le cabinet de la Première ministre en soirée.

Il sera donc à nouveau possible de faire des courses avec une ou plusieurs personnes qui ne font pas partie de son ménage ou de son cercle de contacts proches.

Par ailleurs, la règle qui imposait une personne par 10 mètres carré dans les shopping centers ne sera plus non plus d’application, selon le ministre Denis Ducarme mercredi.

> TRAVAIL

Dans le milieu professionnel, le télétravail reste recommandé.

> VIE DE FAMILLE

Concernant les couples de nationalité différente et/ou qui résident dans des pays différents, les conditions pour leurs retrouvailles ont été assouplies. Désormais, il leur sera demandé de prouver au moins 6 mois (au lieu d’un an) de vie commune, un an de relation (au lieu de deux) ou comme avant, l’existence d’un enfant en commun.

Revivez le direct vidéo

Revivez notre direct commenté de la conférence de presse

Revivez le début de cette journée

13h42 : le virologue Marc Van Ranst réagit à la mise à jour de la carte de l’ECDC : « Les gens qui prétendent qu’il n’y a « pas de seconde vague », que les chiffres « n’augmentent que parce que nous testons plus », et que nous « devons donc assouplir les mesures » en portent une grande responsabilité.

13h17 : la conférence de presse après le CNS aura lieu à 14h15, annonce la Première ministre Sophie Wilmès.

12h24 : découvrez la situation épidémiologique dans votre commune ce mercredi ICI.

12h15 : « Les voyages ont pu jouer un rôle significatif dans le taux d’infection », a indiqué le Centre de Crise.

11h59 : selon VTM News, le CNS pourrait encore durer un certain temps.

11h40 : la tranche d’âge des 10-20 ans est la plus touchée par les nouveaux cas.

11h32 : la Belgique rejoint les pires pays d’Europe et repasse au rouge sur la carte de l’ECDC. Cela signifie qu’au cours des deux dernières semaines, notre pays a dépassé la barre des 120 nouvelles contaminations au coronavirus par 100.000 habitants.

11h23 : TUI, le principal tour-opérateur de Belgique, restera à l’écart des zones rouges, même si le gouvernement n’y interdit plus les déplacements à partir de ce vendredi, tout en les déconseillant fortement.

11h19 : « On pourrait atteindre les 100 admissions par jour à l’hôpital d’ici une grosse semaine », prévient Yves Van Laethem. Plus d’informations, ICI.

11h05 : deux décisions importantes auraient déjà été prises par le CNS. Selon La Libre, la durée de la quarantaine sera réduite à 7 jours et la capacité de testing augmentée.

11h00 : le Centre de crise et le SPF Santé publique font le point sur le rebond du coronavirus en Belgique.

9h55 : « On ne peut pas faire marche arrière par rapport aux écoles », a déclaré le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet (MR) à son arrivée au CNS. Le ministre fédéral des Indépendants, Denis Ducarme affirme quant à lui qu’il faudra « trancher pour rendre des perspectives à des secteurs comme celui de l’événementiel, celui des traiteurs, à l’entreprenariat culturel ».

9h24 : le Nieuwsblad évoque un système de bulles plus flexible où chaque province recevrait un code couleur sur base des hospitalisations liées au Covid-19.

9h : le Conseil National de Sécurité vient de débuter !

8h42 : selon le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, la notion de bulle actuelle sera supprimée, mais remplacée par « autre chose ». « La seule contrainte vérifiable est le confinement mais personne ne veut y revenir », a-t-il ajouté auprès de la RTBF.

6h46 : le nombre moyen de contaminations par jour passe à plus de 1.300, les décès augmentent à leur tour. Plus d’informations ICI.

À la fin juillet, face au regain de l’épidémie en Belgique, le CNS avait restreint à 5 personnes la « bulle sociale » de chaque ménage. Cette règle avait été maintenue le 20 août, bien que clarifiée. Cette bulle ne concerne en effet que les contacts rapprochés. Cette question sensible de la « bulle » reviendra dès lors sur la table du CNS mercredi. À bonne source, l’on indiquait que la Celeval recommande l’élaboration d’un code couleur à l’échelle provinciale. La situation pourrait donc varier d’une province à l’autre en fonction du nombre d’hospitalisations.

L’arbitrage sur ce point pourrait ne pas être simple. Dans les grandes villes du pays, telles que Bruxelles et Anvers, les hôpitaux accueillent également de nombreux patients de l’extérieur, ce qui influence les chiffres à la hausse.

Autre sujet qui sera sur la table : la Celeval demande de mettre au point des mesures d’encadrement adéquates pour rassemblements notamment en intérieur. Elle souhaite toutefois toujours que l’on privilégie les rassemblements en extérieur.

La cellule d’évaluation plaide aussi pour une révision du dispositif basé sur les codes couleurs pour les personnes revenant de l’étranger.

Le CNS pourrait également édicter de nouvelles mesures concernant le port du masque, en ne le rendant par exemple plus obligatoire dans des lieux peu fréquentés. La réduction de la quarantaine, actuellement de 14 jours, devrait également être débattue.

Un comité de concertation, qui rassemble le fédéral et les entités fédérées, s’est réuni lundi pour préparer ce CNS. Le Celeval a remis son rapport mardi en début d’après-midi. Un comité de concertation était à nouveau prévu mardi soir.

La Celeval insiste, dans sa note préparatoire, sur la nécessité de diffuser des messages clairs, et un cadre positif, deux clés jugées indispensables pour obtenir l’adhésion de la population.

Covid-19: voici ce qui a été décidé concernant les rassemblements et les événements

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Le Conseil national de sécurité (CNS), qui rassemble la Première ministre, les ministres-présidents des entités fédérées, les ministres compétents ainsi que des experts, s’est réuni ce 23 septembre pour édicter des règles sanitaires valables sur le long terme. Il y a un mois, la Première ministre, Sophie Wilmès, avait expliqué qu’il fallait désormais passer de la « gestion de crise » à la « gestion des risques ». Depuis, la Belgique a connu un regain de l’épidémie du coronavirus.

Plusieurs décisions ont été prises ce mercredi, notamment en ce qui concerne les rassemblements et événements.

Si vous organisez vous-même un événement, le nombre d’invités est limité à un maximum de 10 personnes (enfants non compris). « Cela vaut également pour les rassemblements dans la rue. »

Par contre, les événements organisés par des professionnels, sous couvert du respect des règles de l’Horeca et des protocoles, n’auront pas de limite quant au nombre d’invités mais devront maintenir dix personnes par table au maximum. Danser ne sera toujours pas permis à ce stade.

Concernant les événements avec des audiences, les règles en vigueur (limite de 200 personnes à l’intérieur et 400 personnes en extérieur) restent d’application jusqu’à ce que les protocoles soient ajustés. D’ici là, tous les protocoles (sports, culture, éducation, etc.) resteront en vigueur. « Ces règles seront donc ajustées dans un proche avenir. C’est pourquoi nous avons demandé à Celeval de travailler avec les ministres compétents et les différents secteurs pour réviser ces règles. L’objectif est de donner stabilité et prévisibilité à tous les secteurs, mais aussi de donner à ces secteurs la capacité de se redresser, tout en continuant à protéger la santé publique. »

Coronavirus: la quarantaine, jusque-là de 14 jours, est réduite à 7 jours!

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Le Conseil national de sécurité (CNS), qui rassemble la Première ministre, les ministres-présidents des entités fédérées, les ministres compétents ainsi que des experts, s’est réuni ce 23 septembre pour édicter des règles sanitaires valables sur le long terme. Il y a un mois, la Première ministre, Sophie Wilmès, avait expliqué qu’il fallait désormais passer de la « gestion de crise » à la « gestion des risques ». Depuis, la Belgique a connu un regain de l’épidémie du coronavirus.

Plusieurs mesures ont été prises ce mercredi, notamment en ce qui concerne la quarantaine, qui était jusque-là de 14 jours. Mais à partir du 1er octobre prochain, elle sera limitée à 7 jours. Sophie Wilmès en a profité pour rappeler le principe du testing et de la quarantaine.

Pour rappel, en cas de symptômes, il faut prendre contact avec son médecin traitant. « Il vous placera en isolement pendant 7 jours », a expliqué la Première ministre. « Et vous devrez passer le plus rapidement possible un test. Si le test est positif : la quarantaine continue, si le test est négatif, dès que votre situation clinique le permet, vous pouvez sortir de quarantaine ».

En cas de contact rapproché avec une personne positive au virus mais sans symptômes apparents, il faut également se mettre en quarantaine pendant 7 jours. « À compter du dernier jour où vous avez eu un contact rapproché avec la personne contaminée ». « Il est important de seulement vous mettre en quarantaine quand vous avez eu un contact rapproché avec la personne positive » Un rendez-vous devra alors être pris pour passer un test unique au 5e jour. « Si ce test est positif : votre quarantaine est reconduite de 7 jours », rajoute-t-elle. Si le test est négatif, la quarantaine s’arrête après le 7e jour.

« Ces règles démontrent bien que garder ses distances est un impératif pour éviter la quarantaine inutile, si vous n’avez pas de symptômes », souligne Sophie Wilmès.

Coronavirus: la bulle de cinq n’a pas totalement disparu, elle est adaptée

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Le Conseil national de sécurité (CNS), qui rassemble la Première ministre, les ministres-présidents des entités fédérées, les ministres compétents ainsi que des experts, s’est réuni ce 23 septembre pour édicter des règles sanitaires valables sur le long terme. Il y a un mois, la Première ministre, Sophie Wilmès, avait expliqué qu’il fallait désormais passer de la « gestion de crise » à la « gestion des risques ». Depuis, la Belgique a connu un regain de l’épidémie du coronavirus.

À la fin juillet, face au regain de l’épidémie en Belgique, le CNS avait restreint à 5 personnes la « bulle sociale » de chaque ménage. Cette règle, qui ne concernait que les contacts rapprochés, avait été maintenue le 20 août, bien que clarifiée.

« Dans votre vie quotidienne, vous pouvez voir toutes les personnes que vous souhaitez à condition de garder vos distances à tout moment. Et si ce n’est pas possible, de porter un masque », a expliqué la Première ministre ce mercredi.

Les citoyens peuvent voir toutes les personnes qu’ils souhaitent à condition de garder leurs distances à tout moment et, si ce n’est pas possible, de porter un masque. Dans tous les cas, les citoyens ne peuvent pas voir plus de 10 personnes au même endroit, au même moment (enfants non compris). Cette règle persiste. « Eviter tout contact rapproché avec tout le monde, à tout moment, ce n’est pas simple. »

Les contacts rapprochés avec une personne ne faisant pas partie de son foyer, pendant plus de 15 minutes et sans distance d’1m50 et sans masque doivent être limités le plus possible. Étant donné que des études démontrent qu’une majorité de citoyens ont besoin d’une référence chiffrée, les experts conseillent à chacun de ne pas avoir à ce stade de contacts rapprochés avec plus de 5 personnes (hors foyer) par mois.

Il faut toujours limiter ses contacts rapprochés. Les experts proposent un point de référence qui varie entre 1 et 5, en fonction de la situation sanitaire. « Pour l’instant, les experts conseillent à chacun de ne pas avoir de contacts rapprochés avec plus de 5 personnes, hors foyer, par mois. » Il s’agit de personnes que vous pouvez enlacer, avec qui vous pouvez manger ou boire un verre en étant proche l’un de l’autre. Les personnes avec qui vous ne maintenez pas de distances de sécurité. Il s’agit donc bien d’un choix individuel de 5 personnes (pour un mois).

« Et puisque ce n’est pas obligation, cela induit que vous faites le choix de ces 5 personnes en votre âme et conscience », explique la Première ministre. « Si chacun participe à l’effort – même de manière adaptée – nous pourrons continuer à mener nos vies sociales en maximisant nos chances de rester en bonne santé mais aussi en maximisant nos chances d’éviter de devoir reprendre des mesures drastiques. ».

« Voyez qui vous voulez en respectant les distances de sécurité, et évitez autant que possible les contacts rapprochés », a résumé Sophie Wilmès.

Coronavirus: le CNS assouplit l’obligation du port du masque à l’extérieur

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Le Conseil national de sécurité (CNS), qui rassemble la Première ministre, les ministres-présidents des entités fédérées, les ministres compétents ainsi que des experts, s’est réuni ce 23 septembre pour édicter des règles sanitaires valables sur le long terme. Il y a un mois, la Première ministre, Sophie Wilmès, avait expliqué qu’il fallait désormais passer de la « gestion de crise » à la « gestion des risques ». Depuis, la Belgique a connu un regain de l’épidémie du coronavirus.

Plusieurs mesures ont été prises ce mercredi, notamment en ce qui concerne le port du masque. « Les masques sont devenus un objet de notre quotidien et ils font toujours l’objet de beaucoup d’attention. Le port du masque est important dans la gestion de l’épidémie », a commencé la Première ministre.

« Le port du masque est d’ailleurs obligatoire quand les distances ne peuvent pas être garanties. Néanmoins, il est inutile de l’imposer partout, tout le temps. C’est pourquoi, dès le 1 er octobre, le masque ne sera plus obligatoire à l’extérieur sauf : dans des lieux extrêmement fréquentés, où les distances de sécurité ne peuvent pas être respectées. Ces lieux sont déterminés par les autorités locales. Et en tout état de cause, dans les lieux couverts bien déterminés comme les transports en commun, les magasins ou les cinémas par exemple, peu importe leur niveau de fréquentation ». Sophie Wilmès a par ailleurs précisé qu’elle demanderait aux autorités locales d’aller dans le sens des recommandations du CNS.

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